C’est un projet sur la vulnérabilité, la sensibilité, la mise à nu de l’âme, sur la beauté de l’ombre, sur la force de l’acceptation, sur le feu du désir, sur ce moment fragile et magnifique où l’on ose à nouveau exister, exister pleinement.
J’ai découpé cette traversée en cinq chapitres, comme cinq respirations profondes :
L’Ombre Douce, La Fêlure, L’Éveil, L’Incandescence, La (Re)Naissance.
Ils suivent une ligne invisible : celle d’un corps qui se cherche, qui tombe, qui craque, qui brûle, qui se relève.
Ce n’est pas linéaire. Ce n’est jamais parfait, c’est parfois fragile, et souvent solide.
Mais c’est profondément vivant.
J’ai photographié avec la lumière, mais aussi avec le silence, avec les tremblements, avec la confiance immense que chaque personne m’a donnée.
Ce sont des corps vrais.
Des regards francs.
Des peaux qui racontent sans parler.
À travers ce projet, j’avais un objectif : rendre visible ce qui est souvent tu. Donner corps à l’invisible. Offrir un espace de résonance, l’expression d’une certaine fragilité assumée, un désir de révélation.
Je veux que chaque personne qui regarde ces images ressente quelque chose, que ça prenne aux tripes, que ça parle dans le silence, que ça parle au fond de sois.
Pas forcément quelque chose de beau, mais quelque chose de vrai.
Je n’ai jamais cherché à faire joli.
J’ai cherché à faire juste, intense, percutant, profond, sensible.
À créer des images qui parlent autant à l’intime qu’au collectif.
(Re)Naissance, c’est aussi une mise à nu de moi, de qui je suis, de l’expression de ma vulnérabilité, ma sensibilité.
Une façon d’oser dire, d’oser montrer ce qui me bouleverse, ce qui me touche, ce qui me donne envie de continuer à créer.
Parce que la photographie, pour moi, ce n’est pas une pose.
C’est une rencontre.
C’est une caresse.
C’est une main tendue vers l’autre, et vers soi.
Et si une seule personne ressort de cette expo avec le cœur un peu plus ouvert, alors tout cela aura eu un sens.
Merci à celles et ceux qui me soutiennent, qui me font, et m’ont fait confiance.
Merci aux corps, aux regards, aux silences.
Et merci à toi, qui t’apprêtes à entrer dans cette traversée.
Tu es prêt(e) ? Alors viens. Viens, on renaît ensemble… »